Des experts africains et européens ont débattu, au siège de l'ONU à Genève, de l’initiative marocaine d’autonomie au Sahara au regard des expériences étrangères types en la matière, en présence de diplomates et de représentants d’ONG de divers horizons.
Ouvrant ce panel organisé par la Mission permanente du Maroc auprès de l’ONU, le chargé d’affaires du Royaume Hassan Boukili a souligné que dans plusieurs situations dans le monde, l’autonomie a permis de régler des différends similaires en conciliant respect de la souveraineté, intégrité territoriale et gestion autonome des affaires locales dans un esprit de solidarité nationale.
La proposition marocaine, a-t-il dit, s’inscrit dans un projet de société démocratique et moderne, fondé sur l’État de droit, les libertés individuelles et collectives, et le développement économique et social, dans le respect des spécificités locales.
Les intervenants ont eu des échanges sur l’autonomie en tant que forme d’autodétermination, affirmant que l’initiative marocaine est devenue par la force des choses l’option la plus crédible et la plus réaliste, après l’abandon de l’option du référendum car inapplicable sur le terrain.
Charles Amegan, professeur des relations internationales à l’université de Paris, a mis l’accent sur le processus d’élaboration de l’Initiative marocaine en rappelant qu’elle a été la synthèse d’une multitude de contributions issues d’un processus de consultation participative et inclusive à un triple niveau: local, national, et international.
Il a par ailleurs relevé que la situation sécuritaire dans la région sahelo-saharienne se trouve sérieusement menacée par l’émergence de nouvelles connexions entre des éléments armés du polisario, des terroristes d’Al-Qaeda au pays du Maghreb Islamique (AQMI) et des milices du groupe extrémiste Daech, implantées en Libye.
Pour l’expert à l’Institut des études internationales (Suisse), Eric Dejila, le contexte international plaide pour des solutions justes et équitables d’autonomie du territoire, lesquelles présentent "l’avantage d’enlever une grosse épine du pied de la communauté internationale qui voudrait éradiquer le fléau du terrorisme et des réseaux mafieux qui sévissent dans cette région".
Il a sous cet angle estimé que la résolution pacifique du différend autour du Sahara favorisera la relance de l’édification d’un Grand Maghreb démocratique, stable et solidaire. L’intégration économique de cet ensemble géostratégique est à même de lui permettre de s’ériger en force de négociation et en interlocuteur respecté par ses différents partenaires économiques dans le monde, a-t-il fait observer.
Se référant de son côté à plusieurs expériences pilotes en la matière, Simone Ovart, présidente du Comité du Statut des femmes, une ONG basée à Genève, a souligné que le projet d’autonomie au Sahara respecte les standards internationaux dans ce domaine.
Elle a d’autre part mis en lumière des modèles phares d’autonomie dans le monde, particulièrement dans la région italienne de Sicile, dotée d’institutions compétentes locales dont une assemblée habilitée à légiférer.
Sur le même registre, Mme Ovart a cité l’accord italo-autrichien visant la protection des minorités germanophone et italophone. Une telle démarche salutaire a favorisé la protection des droits culturels et économiques des minorités qui jouissent amplement du droit de gérer les ressources locales.

Sources : le site politique du Sahara occidental :
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